A deux doigts de craquer

~~ Voici quelques lignes écrites, en août 2019 que j’ai enfin le temps de publier… Parce que parfois, on pense que quand on a passé le plus dur, ce n’est pas important d’en parler puisque c’est fini. En fait, c’est justement important de mettre des mots pour ne pas oublier, et aussi, peut-être aider ceux qui sont encore en pleine tempête. ~~

J’ai toujours fâcheuse tendance à ne pas avoir de limites ou plutôt à ne fonctionner que dans l’extrême. 

Depuis mon passage en libéral, je me suis beaucoup investie dans mon travail, certainement trop, et je ne me suis pas rendue compte que je perdais pied, que je m’épuisais.

L’avantage d’être passionnée, d’avoir un tempérament entier, c’est qu’on vit les événements, les instants de sa vie intensément, corps et âme.

L’inconvénient, c’est qu’on ne se place pas souvent en retrait, on se préserve peu, on abreuve le positif, le négatif. On se noie en s’émerveillant des couleurs du fond de l’océan.

Mon corps s’est chargé de me le faire savoir.

J’ai multiplié les problèmes de santé entre août 2018 et juin 2019.

Nous n’avons pas les mêmes capacités. Je suis quelqu’un d’endurant sur le court terme mais qui se met beaucoup de pression et réagit fortement au stress. 

A bout de souffle, épuisée, sans autre choix j’ai du ré-apprendre à m’écouter, à réfléchir à ce que je souhaite, comment faire pour ne plus être dans l’extrême, me sentir équilibrée dans ma vie.

Comme à mon habitude, toute remise en question a commencé par une période « régression » où j’ai passé beaucoup d’heures à douter, à jouer avec le vide, à vivre trop d’émotions qui s’envolent dans tous les sens et finalement à me raccrocher au soutien de mes proches.

Je me sentais à deux doigts d’une dépression qui ne me permettrait plus de me lever le matin et me laisserait m’empoussiérer comme un meuble dans un grenier.

C’était une phase à passer, à affronter même et à accepter pour avancer.

Je suis contente d’avoir réussi, d’avoir pris du recul, d’écrire ces quelques lignes qui me font redonner un peu confiance en mes capacités.

J’avais besoin de ce temps, de repos. J’avais besoin de me retrouver.

Le rythme a repris, de nouvelles habitudes sont prises, certains objectifs ont changé, ont pris un sens plus authentique.

Finalement, le souffle est revenu puis l’apaisement et après, là devant, la vie.

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