Le syndrome du « homesick »

Aller, après un SUPER week-end,  je mets ma fierté de côté et je vais vous parler de ce « mal » qui peut toucher les expatriés et que, personnellement, j’ai ressenti pour la première fois cette semaine.

Qu’est ce que le « homesick » ?

Le « homesick » est ce que nous appelons le « mal du pays » en français. C’est un état émotionnel, un sentiment qui peut être ressenti par tout individu lorsqu’il est dans un autre pays (même des fois, simplement une autre ville ou région de son pays) pour une période plus ou moins longue.

En gros, on se sent loin de chez soi, on ressent l’absence des proches, on se sent en décalage dans son nouvel environnement. Bref, on ne se sent pas bien, plutôt mal même. Apparemment, plus de deux tiers des voyageurs sont touchés par le « homesick ». Pour la plupart des gens, cela ne dure que quelques jours mais bien sûr, il y a aussi des gens qui dépriment sévère et ne « remontent pas la pente ».

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Comment cela m’a assailli ? Pourquoi ?

Pour ma part, c’est arrivé assez vite et c’est reparti aussi rapidement ( ça n’a duré que deux jours ).

Cela a été la combinaison de plusieurs facteurs qui m’ont amené à ce petit coup de blues. La semaine dernière, je n’ai pas eu l’occasion de sortir beaucoup, le temps était gris et très froid, j’étais très fatiguée, les enfants n’ont pas été cool au début de la semaine… et du coup, la nostalgie m’a assaillit : je pensais à tous ces gens (ben oui, il y en a ENORMEMENT) restés de l’autre côté de l’océan qui m’apprécient (si, si) et que j’aime tellement. Je pensais à Paris, ma ville adorée (oui, je sais, je radote), à mon petit pays. Je ne voyais plus que les avantages à ma vie française sans réussir à retrouver les inconvénients. Le bad quoi. Pas à pleurer à chaudes larmes mais à avoir le cafard tout de même.

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Mes trucs / astuces pour vaincre ce « mal »?

Tout d’abord, il n’y a pas de solution miracle, pas d’élixir ni médicament fabuleux contre le « homesick ». C’est soit de la prévention (en se préparant à l’éventualité d’un épisode) ou de la « débrouille » pour trouver le truc qui fonctionne pour vous. Voilà d’après moi, quelques idées :

1 : On ne le dira jamais assez : quand on n’a pas le moral,la communication reste la meilleure alternative. Donc, le mieux est d’essayer d’en parler.

Il peut y avoir de grandes distances physiques mais toutefois , l’avantage de vivre au XXI ème siècle, c’est qu’il est assez facile de rester en contact grâce aux différentes technologies. Et qu’est-ce que je me se sens mieux après avoir eu une conversation avec ces précieuses personnes qui me manquent  <3 . Mais attention, même si c’est bien de parler, je préfère toujours modérer ce que je raconte, relativiser pour ne pas trop alarmer ma famille.

2 : Ensuite, il faut prendre le taureau par le cornes : si on regrette son mode de vie « habituel », et bien il ne reste plus quà s’adapter à son nouvel environnement. Sortir, rencontrer des gens.

En effet, cela demande quelques  » efforts «  pour s’adapter à la culture et à la langue mais ça vaut vraiment le coup ! Donc, je continue à garder ma curiosité éveillée, mon esprit critique sanglé dans ma valise et j’aborde la différence avec intérêt. Et franchement, ça diminue considérablement la potentielle  violence des « chocs culturels » que je vis.

3 : Ne pas vivre dans le passé. J’évite de trop penser à ce qui me manque. Ok, je regarde mes photos perso mais pas toute la journée et je ne ressasse pas ma vie « passée ». Pas la peine, c’est du temps perdu et pour avoir encore plus le cafard, c’est la meilleure solution !

4 : Rester occupée : un truc infaillible ! C’est ce que je me suis efforcée de faire dès vendredi (shopping, soirée, jogging, musées, ballades, rencontres…), j’ai multiplié les sorties (même pas longues) en dehors de la maison et il n’y a pas photo, ça aide à évacuer les ondes négatives. Bien sûr, ce n’est pas toujours évident de trouver un truc à faire ou quelqu’un de dispo (surtout en semaine). Mais en se creusant la tête, je devrais m’en sortir !

5 : …Oh et puis, si vraiment il y a besoin, je crois que c’est bien aussi de craquer un bon coup, on est humains ! Pleurer un peu ( beaucoup ? ) en mode loose total et puis c’est reparti ! Zou  :)

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Conclusion

Je crois que ce « homesick » est une étape quasi obligatoire quand on est expatrié. Je ne dis pas qu’il est forcément violent et qu’on frôle la dépression. Je dis simplement que tout être humain est susceptible de se sentir un peu « loin de chez lui », de ses origines, sa famille, ses amis, ses racines, etc.

J’ai remarqué que  le homesick n’est pas un état émotionnel que les gens aiment partager. Au contraire, on voit plutôt les gens prétendre que « non, non, tout va bien, moi ? Pas du tout le mal du pays ! Ben non, c’est tellement bien ici ! « .

Ben moi, je l’écris : oui, J’ADORE les USA, j’aime beaucoup vivre mon expérience, j’ai l’occasion de voir des choses superbes, de rencontrer des gens extras mais il y a aussi des jours où je ne me sens pas « chez moi » et où je suis un peu nostalgique.

Ce n’est pas un drame, c’est juste la réalité.

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Mais, ne vous inquiétez pas ! Je vais très très bien !

Je garde le moral comme toujours ! Vous n’avez pas fini de me lire !

See you, you french guys !

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