Je suis pas gentille !

Ah, Douceur, appelez moi Madame la Douceur, j’ai des trucs à lui dire, à lui demander…

Dans mon monde idéal, il y a plein, beaucoup trop, de trucs farfelus, de rêves inatteignables, d’espoirs avortés. Il y a beaucoup de gentillesse, de douceur aussi.

Les personnes sont délicates. Elles ont tout de même de l’humour, du répondant mais elles sont douces envers les individus particuliers à leur coeur.

Elles dissèment des phrases tendres, de charmants mots, des emballages phrasés pour ravir l’âme, charmer l’autre, l’enrober dans une bienveillance niaise de sentiments.

Bref, paye ton pays de bisounours.

Plus sérieusement, en tant que fille, fils de bonne famille, nous sommes sensés être conditionnés depuis petits à être polis, respectueux et gentils.

En théorie, ensuite les caractères viennent corser la base, complexifier le problème. La vie ajoute aussi son grain de sel et nous permet d’ajuster la théorie au réel.

Oui, parce qu’en théorie, si tu es gentil, on le sera aussi avec toi en retour ? Oui, bien sûr. Ah, la théorie… C’est toujours beau en théorie.

Je suis une gentille, pas la plus gentille des personnes, attention, ne pensez pas que je fais là mon éloge, non, j’ai mon caractère, je peux être chiante, très chiante, têtue, hautaine, insupportablement énervante.

Mais in fine je suis une gentille, je ne mords pas, je sais reconnaître mes torts, je sais quand me calmer ( la plupart du temps ) et je déteste sincèrement faire du mal, blesser autrui par une attitude ou un mot mal placé.

Je me sens vraiment mal quand je sens que quelqu’un peut être affecté par ma faute.

Je distille souvent une douceur empathique quand je sens mon interlocuteur un peu de mauvais poil ou sur la défensive.

J’aime, par la douceur, entrer en connection avec les autres et sentir une certaine confiance s’installer.

À lire, ça semble très gnangnan, je sais mais comprenez bien mon point de vue, je n’aime pas le conflit, la froideur, sentir une quelconque réserve lors d’un échange.

#qu’enpensezvousfreud

Bref, le souci, voyez-vous, c’est qu’à être trop gentil, on devient un peu bête, un peu le dindon de la farce.
Trop bon, trop con. Vraiment.

Il y aura toujours ces personnes pour en profiter, utiliser votre gentillesse polie pour tout demander, même ce qui est définitivement trop.

Quelle solution adoptée ?

Faut-il devenir une connasse / un connard fini ? Un peu extrême.

Non, je me suis mis un coup de fouet, j’ai été longue à la détente mais désormais je sais prendre le temps, essayer de reconnaître ces personnes là, ces profiteurs, ces intéressés, ceux qui ne diffusent pas de très belles ondes et tirent plus les autres vers le bas que vers le ciel.

J’apprends à dire non.

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Je réfléchis aux dynamiques humaines, je ne donne pas toute ma personne &co d’emblée.

Je choisis avec un soin élégant avec qui je peux être »trop » gentille. Avec ceux là, pas d’économie, de freins. Pas de questionnement ou de prudence.

Avec les autres, c’est dans les deux sens, je suis plus vigilante, j’y vais avec parcimonie.

La gentillesse est spontanée, certes, il ne faut pas détruire la beauté de son expression naturelle mais il ne faut pas omettre que la bonté est moins naturelle malheureusement chez les humains que ne l’est l’égoïsme.

Attention mes mots sont des constats personnels, dépendent de mon opinion, peut-être que la/le gentil(le) que tu es, ne veut pas me lire et adhérer à mes mots.

Pas d’inquiètude, je comprends et souvent, encore, j’espère, je prie pour m’être trompée.

Mais bon, reste gentil(le) et niais(e), c’est toujours mieux.

Paroles de bonne poire.

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