Le pouvoir de voir ses propres oeillères

Salut les filles, les nanas, les déesses, les femmes,
Salut les mecs, les gars, les dieux, les hommes,

Je me sens un peu bête de vous écrire, peut-être parce que tout ce que je veux vous dire ne sont que des banalités pour moi, des évidences dans ma tête, et ne devraient qu’être cela, pour tout un chacun.

Sans doute ma main manque d’assurance car je sais déjà hélas que tout le monde ne percevra pas ma pensée. Que plusieurs d’entre vous se diront :  » oh ça va, comme elle y va ! Faut dédramatiser « 

Oui, j’étais comme vous, à se convaincre qu’il ne fallait pas tout monter en mayonnaise.

Mais en fait, je pense que c’est une erreur. Je pense qu’en étant intransigeante, en arrêtant de se voiler la face, de minimiser, on arrête aussi de se mentir.

J’écrivais, il n’y a pas longtemps, un article sur la Femme, sur le féminisme ( voir « Et Dieu créa la femme »), pensant qu’un féminisme exprimé a nettement plus de sens qu’entretenir des stéréotypes en conservant un silence poli empli pourtant de malaise

Je suis une nana, je sais que je suis différente d’un homme. Je ne suis pas bête, je ne tente pas de gommer des réalités. Ce n’est pas en prônant l’égalité qu’on oublie la réalité.

Mais la différence n’a jamais été, n’est pas et ne sera jamais la justificafion d’inégalités et de hiérarchisation.

Un homme n’est pas supérieur à une femme, il faut arrêter, il n’y a pas de mais ou de nuance à ce propos.

Un homme a peut-être en général plus de force physique, nous aimons peut-être bien nous lover dans vos bras musclés, messieurs, mais cela ne fait pas de nous des petites créatures faibles. La carrure et les caractéristiques physiologiques ne font pas tout.

Pareil pour les capacités cérébrales, un chromosome sexuel  ne définit pas votre potentiel ou votre QI.

Je ne suis pas plus conne, faible que vous autres, hommes. Peut-être plus sensible et niaise des fois avec mes idéaux. Mais on en trouve des comme moi, version XY. Sûr.

Maintenant, je reprends pour vous, les nanas, il faut que vous en soyez convaincues. Que vous valez un homme, que même si vous souhaitez peut-être trouver un charmant barbu, être amoureuse, vous n’avez pas besoin de lui pour exister. Pour vous transcender peut-être, rêver, profiter, d’accord. Pas pour exister.

Vous vous suffisez.

Toute femme se suffit, n’a pas besoin d’être mariée ou d’avoir des enfants pour être accomplie.

Vous le désirez peut-être, dans votre projet de vie, vos objectifs personnels, comme ce serait le cas pour un homme. Mais ce n’est pas une obligation et vous n’êtes pas incomplète si ce ne fait pas partie de vos désirs ou si la vie vous emmène ailleurs.

Il faut que vous l’admettiez, malgré ce que la société pense, malgré ce que beaucoup de nanas avant nous ont pensé et transmis.

Il faut essayer d’être tendre avec vous-même, avec vos congénères.

La gente masculine ne nous fait des fois pas de cadeau, peut-être. Certains hommes nous renvoient seulement à nos courbes et images de la féminité. À l’image de cette femme parfaite que la plubicité et la norme a façonné.

Soyez tendre avec vous-même, n’entretenez pas tout ce qui nous oppresse au quotidien.

Ne jugez pas celle-ci parce qu’elle est trop sexy ou celle-là parce qu’elle ne prend pas assez soin d’elle à votre goût.

Soyez clémente, essayez, vous verrez, c’est bien aussi.
Vous avez le droit d’avoir un avis, certes mais la bienveillance est de rigueur.

Faites des choix pour vous, prenez soin de vous. Apprétez-vous, maquillez-vous, enfilez des échasses pour vous, pas pour l’image que vous pensez renvoyer, pas pour quelqu’un d’autre.
Vous d’abord, en premier.

A contrario, n’ayez pas peur de rester complètement nature, sans aucun artifice si le cœur ne vous en dit, un jogging et un tee-shirt informe. Si ça vous chante, pourquoi pas ?

Les autres vous dévisageront ? Et alors, ils ne se brûleront pas la rétine pour autant.

Soyez égoïste. Chassez l’image de cette fille douce, malléable, qui est tellement serviable, aimante.

Soyez, gentille si vous avez envie, tendre, ou pimbêche, sèche, piquante quand on vous malmène.
On vous traitera d’hystérique. La belle affaire !

Ne détournez pas le regard, vos yeux peuvent répondre à n’importe qui, sans être une aguicheuse ou une pimbêche ignorante

Écoutez-vous, respectez-vous, ne vous jugez pas trop sévèrement, les autres s’en chargent déjà suffisamment pour vous.

Si vous, mesdames, mesdemoiselles, arrivez à en être convaincue, à tenter d’appliquer à vous-même cette tolérance, cette bonté féministe, ce respect pour votre genre, alors peut-être qu’ensuite on pourra demander la même chose aux hommes.

On pourra leur demander un changement profond car nous n’aurons plus aucun doute dans nos cœurs, nos attitudes.

En attendant, c’est à nous de jouer.

Et vous, les hommes, continuez à ouvrir vos esprits, à comprendre que les femmes sont certes complexes mais que nous ne sommes pas des dindes.

Pas plus que toi en tout cas, mon poulet.

Bisous, peace, love and flex.

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