Parler de son projet


Quelque soit le projet, il arrive toujours un moment où on a besoin de le partager avec sa famille, ses proches et même avec des gens qu’on connait à peine… Pourquoi ? Besoin typiquement humain, semble-t’il.

Pour concrétiser ce projet, cette idée tant ressassée, il devient nécessaire de la verbaliser :  » J’aimerais faire ça, aller là… » Puis on invite l’autre :  » quel est ton avis ? Qu’en penses-tu ?  » .

On attend de la compréhension, du soutien, un avis éclairé qui nous rassurera. Bien sûr, votre projet ne récoltera peut-être pas tout le succès espéré. Certains s’inquiéteront pour vous et penseront que ce n’est pas la direction que vous devriez suivre.

Pour ma part, j’ai récolté plusieurs réactions lors de l’énoncé de mon projet « au pair » : le silence gêné qui a au moins la délicatesse de ne pas en dire plus, l’euphorie, l’approbation et aussi la critique affirmée ( aussi bienveillante soit elle ! )… J’ai écouté les différents avis et j’ai décidé que mon projet tenait la route et que je le mènerais.

Alors si jamais vous avez un projet ( comme, au hasard, celui de partir un an à l’étranger comme jeune fille au pair ), parlez en autour de vous. Mais quelle que soit la réponse de votre interlocuteur, n’oubliez pas votre désir, interrogez-le ( hey désir ! What do you really want ? ) et comprenez-le. Vous recevrez alors les commentaires des autres plus sereinement.

Pour revenir sur le projet d’au pair, beaucoup essaieront de vous dégoûter en vous balançant leurs projections et inquiétudes : « faire la bonne » ;  » gérer des gamins  » ;  » perdre son indépendance « ;  » Régresser  » ; Et j’en passe…

Pour ne pas vous sentir incompris(e) et/ou agressé(e), gardez à l’esprit que ce ne sont pas des propos destinés à vous blesser volontairement. Tout ça part généralement d’une bonne intention :) .

Pour finir ce long et bien philosophique article, je me souviens avoir dit à ma mère après avoir bénéficié de plusieurs remarques négatives :  » peut-être qu’ils ont raison, je suis sans doute trop vieille pour faire ça, c’est peut-être une erreur « .

Ma mère m’avait alors rétorqué :  » Si on ne fait pas ce genre de chose à ton âge, je ne vois pas quand on le fait ! Et puis si tu te trompes, il n’y a pas mort d’homme, tu rentres et tu reprendras ton chemin.  »

Amen Maman.

 

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